La maladie d’Alzheimer débute dans l’intestin

L’alimentation ultra-transformée, les additifs, les antibiotiques, les infections modifient la composition du microbiote intestinal et le risque de maladie d’Alzheimer

Une nouvelle étude montre qu’en modulant le microbiote intestinal grâce à une alimentation personnalisée ou à une supplémentation en probiotiques pourrait être une stratégie prometteuse et un élément clé dans le traitement des troubles cérébraux comme la maladie d’Alzheimer. Ces résultats publiés dans la revue Science China sont issus d’une revue de la littérature scientifique

Selon les estimations, 36 millions de personnes souffraient de démence dans le monde en 2010 et le nombre de cas risque de doubler tous les 20 ans. 115 millions de personnes pourraient être concernées en 2050. La maladie d’Alzheimer est la forme la plus répandue de démence et représente entre 60 et 80 % des cas.

On sait que les troubles cognitifs, le stress oxydant, l’inflammation, la résistance à l’insuline, le trouble du métabolisme lipidique observés dans la maladie d’Alzheimer sont influencés par les bactéries intestinales (le microbiote) et les aliments qui les nourrissent (prébiotiques) ou qui apportent des bactéries (probiotiques).

 

Une étude récente menée sur 60 patients a montré que les probiotiques peuvent d’ailleurs améliorer la fonction cognitive chez des sujets âgés atteints de la maladie d’Alzheimer. Le groupe qui avait reçu les probiotiques avait également montré une diminution de la résistance à l’insuline et du niveau de triglycérides, suggérant que les améliorations métaboliques pourraient représenter un mécanisme par lequel les probiotiques ont un impact sur la maladie d’Alzheimer et d’autres troubles neurologiques.

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont évalué l’hypothèse selon laquelle la maladie d’Alzheimer commencerait dans l’intestin et pourrait être étroitement liée au déséquilibre du microbiote intestinal.

« Nous pensons que les facteurs environnementaux sont plus importants que les facteurs génétiques » disent les chercheurs. « Le microbiote intestinal régule notamment la fonction cérébrale et le comportement à travers l’axe intestin-cerveau ».

De nombreuses études ont déjà suggéré l’association entre la composition du microbiote intestinal et certaines maladies dont la dépression, l’autisme, l’hypertension, l’obésité…. . « Plusieurs études menées notamment sur des rats et des souris montrent que les probiotiques semblent avoir un impact bénéfique sur la fonction cognitive« . Et les études cliniques préliminaires semblent rejoindre les résultats obtenus sur les modèles animaux même s’il faut réaliser d’autres travaux pour confirmer cela.

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